Le DIAGNOSTIC FINANCIER en IFRS : Les nouveaux repères
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· Changez de repères et intégrez l’évolution des méthodes d’évaluation et de présenta-tion des états financiers,
· Identifiez et maîtrisez les 5 à 6 principaux traitements comptables spécifiques aux normes IFRS,
· Conduisez une analyse financière et effectuez un diagnostic à partir d’états financiers aux normes IFRS. |
Participants
Ce séminaire s’adresse aux :
ü Directeurs comptables
ü Responsables de consolidation
ü Responsables de fusions - acquisitions
ü Contrôleurs de gestion
ü Credit - managers
ü Gestionnaires
ü Analystes financiers
ü Banquiers
ü …
pour lesquels la compréhension et la maîtrise des états financiers présentés aux normes IAS / IFRS constituera dans un avenir proche une compétence indispensable.
Il est toutefois préférable que les participants aient une connaissance préalable des pratiques comptables.
Objectifs
Ce séminaire construit les bases méthodologiques pour mener à bien une analyse suivie d’un diagnostic à partir de comptes aux normes IAS/IFRS, en prenant soin d’identifier l’impact significatif que l’évaluation de nombreux postes du bilan et du résultat revêt sur l’interprétation de certains ratios usuels.
Durée : 3 jours
- L’IMPACT des normes IFRS
§ Un changement de cadre conceptuel
ü la juste valeur, les avantages économiques futurs,
ü l’introduction de techniques financières sophistiquées dans l’évaluation des comptes,
ü un bilan enrichi malgré une plus forte volatilité des capitaux propres,
ü un compte de résultat moins lisible et appauvri,
ü une nouvelle présentation des états financiers consolidés avec la perte de points de repère.
CAS PRATIQUES : construire un compte de résultat, un tableau de flux en modèle IFRS.
§ L’évaluation des actifs en IFRS
ü une plus grande rigueur dans l’identification des actifs incorporels :
o application pratique aux frais de R&D, au développement de logiciels,
o les écarts d’acquisition ne sont plus amortis : conséquences.
ü le choix laissé pour l’évaluation des actifs corporels : coût historique ou juste valeur
o un choix qui n’est pas sans conséquences,
o l’approche par composants : une révolution.
ü les contrats de location – financement : un bien à l’actif et une dette au passif.
ü la procédure de dépréciation des actifs :
o des concepts : la valeur recouvrable, la valeur d’utilité,
o une méthode : la mise en place d’indicateurs d’alerte, le test d’impairment,
o une analyse préalable : le classement de certains actifs en unités généra-trices de trésorerie.
CAS PRATIQUES : test d’impairment sur un actif corporel, comptabilisation d’un bien acquis en location - financement.
§ L’évaluation des passifs en IFRS
ü l’endettement : la fin du « hors bilan ».
ü les avantages du personnel : comptabilisation des régimes à prestations définies
o la provision pour retraites : le concept de dette actuarielle,
o la dotation en résultat : une comptabilisation sophistiquée.
ü les provisions : une comptabilisation plus encadrée, renforcée par le recours à des situations explicites
o grosses réparations, pertes futures, restructuration …
CAS PRATIQUES : évaluer une dette actuarielle, calculer une provision pour remise en état d’un site.
- L’ANALYSE et le DIAGNOSTIC FINANCIER
§ Place de l’analyse financière dans la gestion financière de l’entreprise
ü les objectifs de l’analyse financière, les principaux acteurs,
ü les trois fondements de l’analyse financière : solvabilité, liquidité, rentabilité.
§ L’analyse par les ratios
ü rappel de la démarche-type de mise en œuvre,
ü la reconstitution de la trésorerie nette à partir du bilan financier,
ü fonds de roulement et besoin en fonds de roulement,
ü quel sens peut-on encore donner à la trésorerie nette ?
ü la nouvelle situation d’endettement ( contrats de location financement, engagements de retraite .. ),
ü les soldes intermédiaires de gestion,
ü résultat opérationnel et résultat opérationnel courant : conséquence de la disparition du résultat exceptionnel,
ü coût de l’endettement financier net : conséquence de la comptabilisation de frais financiers « théoriques » dans le compte de résultat,
ü l’intérêt de disposer d’un compte de résultat par nature pour procéder à quelques retraitements, notamment pour comparer la productivité.
CAS PRATIQUES : nombreuses illustrations à partir des états financiers de plusieurs groupes cotés français.
ü repérer dans l’information sectorielle les données utiles pour l’analyse : résultat
sectoriel, investissements, capitaux employés …
ü la classification des principaux ratios : structure financière, rentabilité, gestion, trésorerie,
ü mesurer l’impact des IFRS sur certains ratios : le ratio d’endettement, la rentabilité économique des capitaux employés, les frais financiers, la trésorerie nette.
CAS PRATIQUE : analyse des comptes d’une société sur tableur ( construction des tableaux d’analyse, calcul des agrégats et des soldes, calcul des ratios ).
§ Elaborer le compte rendu type d’analyse financière
ü le bilan financier, les soldes intermédiaires de gestion, les ratios,
ü méthodologie permettant de structurer l’analyse : l’activité, la structure financière, la rentabilité ( effet ciseau, effet point mort ),
ü le diagnostic des principales crises de trésorerie,
ü les recommandations.
CAS PRATIQUE : réalisation d’un diagnostic de la société analysée ( formulation du diagnostic et des recommandations à partir d’un compte rendu type sur tableur ).
§ Exploiter le tableau des flux de trésorerie
ü la structure du tableau de flux : l’opérationnel, l’investissement, le financement,
ü la méthode « indirecte » : calcul de la marge brute d’autofinancement à partir du résultat net, des retraitements plus complexes qu’en normes françaises.
CAS PRATIQUE : reconstitution de la marge brute d’autofinancement à partir des comptes d’une entreprise ( bilan, compte de résultat et notes annexes ).
ü la notion de cash-flow libre : un solde intermédiaire associant les flux opérationnels et les flux d’investissement, comment l’interpréter ?
ü comment pallier un certain éparpillement de la trésorerie à plusieurs niveaux du tableau de flux : l’endettement net.
CAS PRATIQUE :illustration de ces ratios à partir des états
financiers de plusieurs groupes.
ü méthodologie permettant de structurer l’analyse du tableau de flux.
CAS PRATIQUE : analyse du tableau des flux de trésorerie de la société, construction du diagnostic et rapprochement avec celui issu de l’analyse par les ratios.
" Madame, Monsieur,
L’adoption au niveau européen de normes internationales communes IAS/IFRS est destinée à faciliter la compréhension par les marchés financiers des performances des entreprises, notamment par une meilleure comparabilité.
ü Or si ce nouveau corps de normes conduit à un bilan enrichi, avec :
- des actifs mieux identifiables ( suppression des non valeurs ), soumis à des tests de dépréciation réguliers,
- une moindre décomptabilisation des passifs financiers ( location – financement, instruments dérivés … ),
- la comptabilisation d’engagements pris par l’entreprise à long terme, qui jusqu’alors étaient à peine signalés dans le « hors bilan » ( engagements envers le personnel, remise en état de sites, impôts différés … ),
- une discipline salutaire dans l’évaluation de certaines provisions pour risques et charges,
ü Lecompte de résultat devient, du fait de l’affirmation du principe de juste valeur, beaucoup moins lisible et en quelque sorte « le parent pauvre » du système IFRS.
- les ajustements de valeur de certains postes du bilan, sont inscrits en résultat et viennent se mélanger avec les autres produits et charges censés mesurer la performance opérationnelle de l’entreprise, battant ainsi en brèche le principe d’intangibilité du bilan d’ouverture, cher aux comptabilités européennes,
- cette modification importante de la structure du compte de résultat, avec notamment la suppression justifiée de la notion de résultat exceptionnel, qui pouvait conduire à des présentations flatteuses de la performance, ne s’est malheureusement pas accompagnée de directives suffisamment précises pour élaborer cet état financier, ce qui peut conduire de facto à des interprétations assez larges et à des présentations très diverses de la part des entreprises.
Ø le nombre de rubriques du compte de résultat est à minima,
Ø le choix est laissé aux entreprises de le présenter par nature ou par fonction ( appro-che anglo-saxonne ), cette dernière approche privant l’analyste de nombreux soldes intermédiaires de gestion et reposant sur un rattachement arbitraire des charges aux fonctions présentées,
Ø la notion de résultat exceptionnel est remplacée par un résultat extraordinaire aux contours « flous ».
En résumé, il n’existe plus de solde intermédiaire normé, les entreprises pouvant présenter leur performance selon leur propre indicateur ( résultat d’exploitation, EBIT, NOPAT .. ). Cette situation qui perdure, en l’attente d’un « état de performance globale » promis par l’IASB, a conduit le CNC à recommander l’utilisation d’un modèle de compte de résultat, aménagé autour de deux notions :
- le résultat opérationnel, en distinguant les éléments récurrents ( résultat opérationnel courant ) et non récurrents de la performance,
- le coût de l’endettement financier net, dont l’objectif est d’identifier les éléments financiers monétaires au sein d’autres éléments financiers « théoriques », issus de la variation de la juste valeur de nombreux postes bilantiels ( provisions, engagements envers le personnel, placements, créances, emprunts, dérivés de couverture …. ).
L’augmentation du nombre de charges calculées, c'est-à-dire ne donnant pas lieu à des sorties de trésorerie, va donner une importance croissante à l’analyse par les flux, donc au tableau des flux de trésorerie, qui figure parmi l’ensemble des états financiers du référentiel IFRS.
La grande majorité des groupes publiant en normes IFRS adoptent la méthode « indirecte » et communiquent à partir du tableau des flux sur trois indicateurs clés :
- la marge brute d’autofinancement, qui mesure l’excédent financier dégagé par les flux du compte de résultat,
- le cash-flow libre, mesure de la capacité de l’entreprise à financer la croissance, se désendetter et/ou rémunérer les actionnaires,
- l’endettement financier net, dont la définition fait l’objet d’un large consensus parmi les entreprises et les analystes, dans la mesure où la distinction entre financement court terme et long terme n’a plus lieu d’être et où il est plus représentatif de la véritable situation de liquidités de l’entreprise que la seule variation de trésorerie.
Intimement convaincu du profit immédiat que vous tirerez de ces journées, je vous prie d’agréer Madame, Monsieur, mes salutations distinguées.
Je serai heureux de vous offrir lors du séminaire un logiciel d’analyse financière sur tableur.
Jacques NAU "
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